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 Fayence's story
Les armoiries de Fayence représentent Saint Jean-Baptiste surmonté d'une couronne murale d'or, à trois tours, indiquant le chef lieu de canton. 
 Il est entouré de feuilles et de fleurs de hêtre, symboles de sagesse et de prospérité. 
 
Le nom de Fayence, Fagentia, est mentionné pour la première fois, en 909, dans une charte insérée dans le cartulaire de l'abbaye de Cluny. 
 Fayence viendrait du latin Fagus (le hêtre), arbre massivement implanté dans la région et utilisé par les Romains comme bois de construction. 
 
Mais, une autre hypothèse se réfère à une charte de l'abbaye de Saint-Victor datant de 1119. Le nom de Fagentia a disparu. Il est remplacé par celui de Faventia loca, un endroit agréable. 
 
La première occupation humaine, dans la plaine fayençoise, remonterait au Néolithique. 
 
Notre Dame des CyprèsChapelle Notre Dame des CyprèsAu cours de l'époque romaine, apparaissent les premières villae. 
La villa, la plus importante, est celle de l'actuelle chapelle Notre-Dame-des-Cyprès. C'est sans doute, autour de ce site, que l'origine du village se trouvait. 
 
Au Moyen Age, l'histoire de la cité est étroitement liée à celle de l'abbé Mayeul, descendant d'une des plus grandes familles seigneuriales du Xème siècle. 
Ordonné prêtre puis chanoine de la cathédrale de Mâcon, Mayeul rejoint ensuite l'abbaye de Cluny. 
Abbé engagé, il encourage les seigneurs provençaux à combattre les Sarrasins et met la fortune de son abbaye à la disposition des victimes. 
Il finit même par donner ses propres domaines, s'étendant de Montauroux à Claviers, à l'évêché de Fréjus en 794. 
 
Par la suite, les nouveaux propriétaires font construire un château au sommet de la colline. Dès lors, Fayence devient un lieu de villégiature particulièrement prisé et se développe autour de la résidence cléricale. 
 
Ruines du Château et Tour de l'HorlogeMais en 1710, monseigneur de Fleury, évêque de Fréjus, futur précepteur et ministre de Louis XV ordonne le démantèlement du château devenu selon lui trop « dispendieux et inutile ». 
 
Au milieu du XVIIIème siècle, l'église Saint Jean-Baptiste, sur l'actuelle place de la République, jugée trop petite, est remplacée par un nouveau bâtiment beaucoup plus spacieux. 
 
Place Thiers et Eglise St Jean BaptisteLa nouvelle église devient la troisième du Var par ses dimensions après Saint-Maximin et Lorgues. Elle se présente sous la forme d'un rectangle de 50 mètres de long sur 20 mètres de large. La hauteur de l'ensemble, sous les voûtes les plus élevées, est de 35 mètres tandis que le clocher culmine à 37 mètres. 
 
En 1782, Fayence s'affranchit de la tutelle de l'évêque de Fréjus en payant la coquette somme de 53 000 livres. Devenue commune libre, le roi de France est désormais son unique souverain. 
 
A la veille de la Révolution française, Fayence ne compte pas moins de 2 600 habitants. Son territoire est immense. Aux limites actuelles, il faut y ajouter le hameau de Saint Paul lès Fayence (l'actuelle Saint-Paul-en-Forêt), rattachée depuis 1632, et un large secteur de la forêt des Maures. 
 
En 1790, la cité devient le chef lieu d'un petit canton comprenant Mons, Seillans et Tourrettes. 
 
Lorsque la Révolution éclate, elle est plus captivée par ses problèmes que par les événements parisiens. Pourtant, elle va, rapidement, subir les contrecoups des guerres menées par la France. 
 
Proche de la frontière, elle doit gérer les passages successifs des militaires. En effet, c'est à la population locale qu'incombe la lourde tâche de les nourrir et de les soigner. Entre 1789 et 1799, 65 000 hommes dont 13 000 uniquement au cours de l'été 1796 s'arrêteront sur son territoire. Les conséquences, pour Fayence, seront alors importantes : difficulté pour nourrir les habitants, accroissement du nombre de malades, augmentation des réquisitions et multiplication des réparations. 
 
Au XIXe siècle, l'économie fayençoise connaît un net ralentissement. 
La production oléicole souffre d'une crise provoquée par l'accumulation de mauvaises années de récoltes et la concurrence croissante des huiles espagnole et italienne. Les vignes, elles, sont ravagées par une épidémie de phylloxéra et les vieilles industries locales n'embauchent plus autant de main d'œuvre. 
 
De plus, les autocars et surtout l'arrivée du train encouragent les gens à quitter le canton. 
Tous ces facteurs entraînent un exode rural au profit des villes côtières. 
Fayence voit ainsi sa population diminuer, passant de 1764 habitants en 1886 à 1042 en 1905. 
 
Pourtant, au cours de la même période, on assiste à des changements décisifs dans l'histoire de la cité : 
 
Le 6 novembre 1801, par arrêté préfectoral, Fayence devient justice de Paix et le Canton prend sa configuration actuelle. Il regroupe autour du chef lieu les villages de Callian, Mons, Montauroux, Seillans et Tourrettes. 
 
En 1823, le hameau de Saint Paul lès Fayence, est séparé de Fayence. 
 
La Municipalité entreprend de gros travaux d'embellissement : restauration de l'Hôtel de Ville ; percement de l'avenue Gambetta qui permet un accès direct aux routes de Mons et de Tourrettes ; transfert du cimetière, devenu trop petit et incommodant la population environnante, au quartier de la Regagnade. 
 
Place NationalePlace de la République - La Mairie 
 
Plan cadastral de 1838 
La commune ouvre la première école privée pour filles, en 1845, et fait transférer l'ancienne école Laugier de garçons à la nouvelle école de la Ferrage en 1883. 
 
Place de la LibertéFayence règle l'épineux problème de son approvisionnement en eau. En effet, depuis toujours, le village était alimenté par les cours d'eau comme le Ray ou la Tuyère et les fontaines publiques distribuaient l'eau à tous les habitants. 
 
Mais les besoins grandissant, la commune cherche, comme ses voisines, à capter les eaux de la Siagnole. 
 
Ce n'est qu'en juin 1891, qu'un décret présidentiel, « déclare d'utilité publique le prolongement de l'extension du périmètre arrosable du canal de la Siagnole sur le territoire des communes de Fayence, Tourrettes, de Callian et de Montauroux ». Sept ans plus tard, l'eau coulera à flots ! 
 
Pour terminer, la mise en place du réseau électrique, l'arrivée du train et la création du centre de Vol à Voile propulsent Fayence dans le XXème siècle. 
 
Tracé du chemin de ferL'idée d'un chemin de fer naquit à Marseille dans les années 1860. La liaison côtière avec l'Italie par Toulon et Nice venait d'être achevée en 1868. 
Plan de la Ville 
Pourquoi ne pas lancer vers le Haut-Var une autre ligne afin de rapprocher des ports du littoral, les mines et les zones agricoles de l'arrière-pays. En 1888, la voie ferrée relie Meyrargues près d'Aix-en-Provence, à Draguignan. Quatre ans plus tard, le Central Var traverse le canton en reliant Draguignan à Grasse. 
La gare de Fayence est la plus importante du canton. Située en plein cœur du quartier Saint-Eloi, elle possède des hangars, des voies de butoir et même une bascule. 
La gareLa gareQuartier St-Eloi 
Mais, dès le début, le Central Var n'est pas assez rentable ce qui entraînera sa fermeture le 1er janvier 1950. 
 
En revanche, le Centre de Vol à Voile, lui, ne connaîtra pas le même sort, bien au contraire. 
 
Créé en 1929, pour des raisons exclusivement militaires, l'Armée française utilisera les terrains situés sur les communes de Tourrettes et de Fayence jusqu'en 1945. 
Terrain de Vol à VoileTerrain de Vol à Voile 
En 1948, sous l'impulsion du ministère de la Jeunesse et des Sports, le Club de Fayence-Tourrettes voit le jour. En 1966, le club change ses statuts et devient l'Association Aéronautique Provence Côte d'Azur (A.A.P.C.A.). 
 
Aujourd'hui, le Centre de Vol à Voile est devenu le plus important d'Europe et même du monde par le plus grand nombre d'heures de vol (plus de 20 000 heures). 
Vue aérienne
de fayence